Et si les films de Godard étaient de superbes romans-photos…

Maquette originale du ciné-roman “A bout de souffle” paru dans Le Parisien Libéré en 1969 © Raymond Cauchetier. Cliché : Mucem/Yves Inchierman

Et si les films de Godard étaient de superbes romans-photos…

03/02/18 01h08
Godard contribua à adapter ses premiers films en ciné-romans populaires dans un mélange de visées commerciales et de jeu avec les diverses déclinaisons de la fiction. Un magnifique ouvrage dirigé par le critiquer d’art Pierre Pinchon revient sur cet aspect méconnu.

C’est un splendide objet que publie le critique d’art Pierre Pinchon aux éditions Matière. Contrebandes Godard 1960 – 1968 s’intéresse à un aspect oublié de la cosmogonie godardienne : les ciné-romans, soit des roman-photo adaptés de ses films à des fins promotionnelles et publicitaires. Au sommaire de cet ouvrage superbement illustré, maquetté et fabriqué, on trouvera A Bout de souffle, Le Petit soldat, Une Femme est une femme, Une Femme mariée et Alphaville, soit la presqu’intégralité de la première partie de sa filmographie.

Marketing et comic-strip

Levi’s® Music Project : Le succès d’un projet musical ouvert à tous

Contenu sponsorisé

Les groupes Hyphen Hyphen et Ofenbach se sont déjà engagés auprès des jeunes, du nouveau très bientôt…

Dans un long texte érudit, informatif et limpide, Pinchon expose en préambule du livre l’histoire et le comment du pourquoi de ces ciné-romans. La raison première était promotionnelle. Avec la Nouvelle vague, ce n’est pas seulement une nouvelle conception de la mise en scène qui est advenue mais aussi une révolution du marketing et de la promo. Pour la première fois avec A Bout de souffle, la presse était conviée sur le tournage. Ainsi, France-soir, quotidien populaire, pouvait publier une bd où on expliquait au lecteur les principes de réalisation de la nouvelle génération : tournages dans les rues, caméra camouflée, mélange des acteurs professionnels et des badauds-figurants, ces derniers filmés ou enregistrés à à leur insu. Même les très sérieux Cahiers du cinéma avaient publié un petit strip en forme de jeu où il fallait deviner l’emplacement de la caméra lors de la fameuse scène sur les Champs-Elysées où Bébel retrouve Jean Seberg vendant le Herald Tribune. Une ultime case révèle que cette caméra était cachée dans le triporteur de la poste qui suivait (ou plutôt précédait) incognito les personnages.

Ces ciné-romans accessibles à un public beaucoup plus large et populaire que celui susceptible d’être attiré par les inventions ciné et autres facéties de JLG décuplaient ainsi la renommée du film et ce qu’on n’appelait pas encore le buzz. Devant le succès de ces ciné-romans qui proposaient une version immobile, modifiée et affadie du cinéma de Godard, des éditeurs et journaux se mirent à en publier aussi après la sortie et l’exploitation des films. Le ciné-roman s’insérait ainsi naturellement parmi les autres artefacts de fictions populaires qu’étaient la bd, le comic-strip ou le roman-photo.

Dégodardisation

Les fac-similés de ces ciné-romans reproduits dans ce livre montrent qu’il en existait différentes versions : la qualité des photos, leur choix, ainsi que la façon de tordre ou simplifier le récit variait énormément, comme on peut le constater sur les diverses versions photo d’A Bout de souffle. Si ces ciné-romans respectaient à peu près la trame du film, ils différaient totalement dans le ton et les détails. On citera comme seul mais flagrant exemple, la fin d’A Bout de souffle. Dans le film, Belmondo est abattu par la police et meurt sur le passage clouté de la rue Campagne-Première. Regrettant de l’avoir donné aux flics, Jean Seberg court vers lui, pour un ultime échange. Ils se regardent, et il dit “chuis vraiment dégeulasse“, puis se ferme les paupières et meurt. Elle répond, regard-caméra “qu’est-ce que c’est, dégueulasse ?“. Cut, fin du film.

Dans le ciné-roman, le dernier photogramme est une vue aérienne du Louvre (?!?) avec la légende suivante : “Il est trop tard pour demander pardon à Michel, mais son message ne mourra pas avec lui. Un enfant doit naître et il viendra au monde dans le souvenir de cet amour absurde et désespéré. Et tant qu’au monde existera l’amour, malgré la douleur, la trahison et la mort, la vie poursuivra son cours… FIN“. Extraordinaire dégodardisation de Godard ! Dans la version (beaucoup plus courte) publiée par l’hebdomadaire populaire Le Hérisson, la dernière photo montre Belmondo à terre entouré des pieds des flics et de Jean Seberg, avec la légende “c’en est fini pour lui de vivre dangereusement… FIN“, ce qui est un peu plus fidèle au récit objectif du film et néanmoins très différent du regard subjectif de JLG, une sorte de moraline anti-gangster remplaçant la déchirante scène d’amour meurtri du film et sa morale suspendue à la lecture de chaque spectateur.

Pop culture

Si Godard ne signait pas toujours ces ciné-romans, il les accueillait avec plaisir et gourmandise ironique, aimant faire rayonner sa vision au-delà des films, jouant avec tous les aspects du cinéma, de sa création à son commerce. Cela lui valut sans doute l’inimitié et les railleries des situationnistes, qui ne manquaient pas une occasion de se payer sa tête et de le parodier : ce livre reproduit quelques planches situ, très drôles et graphiques. Les collaborateurs de Godard assumaient clairement les ciné-romans, à l’image de son photographe de plateau Raymond Cauchetier, de son ami et assistant Richard Balducci ou de son actrice Macha Méril qui fut co-auteure avec JLG du ciné-roman Journal d’Une femme mariée : un bel objet, sans philactères, superbement maquetté, relevant plutôt de l’art contemporain ou du beau livre que du roman-photo. Godard lui-même avait imaginé un faux quotidien, Le Figaropravda, pour porter le ciné-roman adapté de Alphaville.

Il est bien sûr intéressant de réfléchir au rapport entre les films de JLG et le ciné-roman, exemple d’un paradigme plus large qui réunit ou sépare art noble et culture populaire. On l’a dit quelques lignes plus haut, les versions photo-romancées des films de Godard procèdent d’un aseptisation totale dans laquelle on ne retient que la surface de Godard (ses trames scénaristiques, ses images mais réduites à des photos) tout en évacuant complètement l’essentiel de son art : sa tonalité, son humour, son ironie, sa mélancolie, son bazardage des codes académiques, son montage impertinent, son étrangeté à la morale bourgeoise dominante, sa cinéphilie, sa grande culture générale… Les ciné-romans vident Godard de sa substance et de son art disruptif pour transformer ses films en fictions consensuelles, polars ou romances, ne choquant personne. Mais en même temps (comme dirait Macron), ces artefacts populaires ont sans doute prolongé la vie des films de Godard, aidé à diffuser sa vision dans des couches de populations très éloignées de lui, de son idée du cinéma et de sa morale (qui était une affaire de travelling), contribué à ce que Godard ne demeure pas réservé aux cinéphiles et happy few, cantonné à une tour d’ivoire coupée du monde. A l’inverse, on n’oublie pas non plsu que dans ses films, Godard rebrassait les objets de la culture populaire, que ce soit le polar, le roman noir, la série B, la chanson, la publicité… On se souvient aussi qu’un Michelangelo Antonioni, incarnation suprême du cinéaste “intellochiant”, avait fourbi ses armes dans le roman-photo et que l’éditeur Cino Del Duca publiait aussi les premiers films du maestro en roman-photo. On se souvient encore du critique Louis Skorecki (ou était-ce Fabrice Luchini ?) qui mettait quasiment sur le même plan les films de Rohmer et Hélène et les garçons. Dans la pyramide de l’art et de la culture, la frontière entre la base et le sommet n’est pas toujours étanche, et il est évident qu’il y a un vague goût et un semblant de Godard dans les ciné-romans tirés de ses films (de même qu’il existe un vague goût de cassoulet dans un cassoulet surgelé), ce qui en fait des objets de curiosité et d’intérêt, la patine du temps aidant. On ne peut donc pas affirmer qu’il n’y aurait strictement aucun rapport entre ciné-romans adaptés de Godard et films de Godard, à condition de ne jamais confondre intérêt historico-sociologique et intérêt artistique, alcool et Canada dry, cinéma fulgurant et produit dérivé.

Contrebandes Godard 1960 – 1968, sous la direction de Pierre Pinchon, éditions Matière

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#Café –Paris–Coffeehouses –#UneTassedeCafé

Rappellons le Principe/la Devise du Blog:

” Une Tasse de Café à Paris ” … sera-t-elle toujours Une Tasse de Café …? On peut souvent en douter –à voir/goûter le café de Merde servi partout; qqe espoir:

– Coutume Café (7ème)

-Café Lomi (18ème)

-Brulerie Belleville

– La Maison du Café

– Fondation Café

– Café Loustic

– Le Téléscope (1er)

–La Caféothèque (4ème)

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#Coffee — ” Velopresso production model “

 

 

Conway Hall

Velopresso_08_copyright_Ivan_Coleman

V e l o p r e s s o ™ is an innovative coffee vending trike for true off-grid selling of quality espresso on city streets, at trade fairs, events and in parks, etc. Designed from the ground up around a custom rear-steer tricycle, a unique pedal-driven grinder, and a robust gas-fired lever espresso machine, Velopresso is a celebratory fusion of human power, sensory pleasures and technology – old tech with hi-tech, bicycles and coffee, their engineering and aesthetics. The result is a unique hybrid machine with a compact footprint and near-silent, low carbon operation – fine coffee, no electricity, no motors, no noise!

The UK-manufactured production model will be available for pre-order in early summer 2013. Pricing to be confirmed. All images are of the prototype.

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While we develop the Velopresso production model we like to run the prototype when we can, and where better to do that than ‘London’s renowned hub for free speech and independent thought’ – the perennial Conway Hall. We are grateful to the Conway Hall team for hosting the Velopresso prototype, and there will be the first full day of public shot-pulling on Saturday 23rd February.  If you are in central London, come by for a pedal-ground coffee between 9am and 4pm, and take in an impressive exhibition fromCongo Connect at the same time.

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#Café: contre le Cafédemerde …ex. Starbucks Le Café Fr typique –enfer et damnation :-) Pour: les Coffeehouses: speeder and earl’s ! Verlet +

 

 

J’ai pensé cette chose-là:

qu’il était curieux que dans le pays des millions de vins et 365 fromages

on serve universellement le même café (de merde, soyons clairs)

psstt: on appuie sur un bouton et le petit expresso sort, provenant de la même machine,

avec -partout – ce même Meo, Café Richard (beuurrk) ou autre lavasse à 2 sous, un euro et qqs sous

Où sont les cafés d’antan? où sont les Coffeehouses d’hier ? qui tel Verlet à Paris, Opéra

témoignent de cette période où à peine débarqués, les sacs de café+ thé étaient

installés dans le magasin et servis aux clients.

Nous explorons donc ici ce mystère inquiétant:

We explore here this fascinating issue … whereas the country of diversity is offering a dismall, mediocre beverage –once called café/ coffee and btw…

 what is really in this cup ?

http://www.cafesverlet.com/

http://www.speederandearls.com/

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#coffee –” More Consensus on Coffee’s Benefits Than You Might Think ” …

When I was a kid, my parents refused to let me drink coffee because they believed it would “stunt my growth.” It turns out, of course, that this is a myth. Studies have failed, again and again, to show that coffee or caffeine consumption are related to reduced bone mass or how tall people are.

Coffee has long had a reputation as being unhealthy. But in almost every single respect that reputation is backward. The potential health benefits are surprisingly large.

When I set out to look at the research on coffee and health, I thought I’d see it being associated with some good outcomes and some bad ones, mirroring the contradictory reports you can often find in the news media. This didn’t turn out to be the case.

Just last year, a systematic review and meta-analysis of studies looking at long-term consumption of coffee and the risk of cardiovascular disease was published. The researchers found 36 studies involving more than 1,270,000 participants. The combined data showed that those who consumed a moderate amount of coffee, about three to five cups a day, were at the lowest risk for problems. Those who consumed five or more cups a day had no higher risk than those who consumed none.

Photo

Shots of espresso. The potential health benefits of coffee have been found to be surprisingly large. CreditKevork Djansezian/Getty Images

Of course, everything I’m saying here concerns coffee — black coffee. I am not talking about the mostly milk and sugar coffee-based beverages that lots of people consume. These could include, but aren’t limited to, things like a McDonald’s large mocha (500 calories, 17 grams of fat, 72 grams ofcarbohydrates), a Starbucks Venti White Chocolate Mocha (580 calories, 22 grams of fat, 79 grams of carbs), and a Large Dunkin’ Donuts frozen caramel coffee Coolatta (670 calories, 8 grams of fat, 144 grams of carbs).

I won’t even mention the Cold Stone Creamery Gotta-Have-It-Sized Lotta Caramel Latte (1,790 calories, 90 grams of fat, 223 grams of carbs).Regular brewed coffee has 5 or fewer calories and no fat or carbohydrates.

Back to the studies. Years earlier, a meta-analysis — a study of studies, in which data are pooled and analyzed together — was published looking at how coffee consumption might be associated with stroke. Eleven studies were found, including almost 480,000 participants. As with the prior studies, consumption of two to six cups of coffee a day was associated with a lower risk of disease, compared with those who drank none. Another meta-analysis published a year later confirmed these findings.

Rounding out concerns about the effect of coffee on your heart, another meta-analysis examined how drinking coffee might be associated with heart failure. Again, moderate consumption was associated with a lower risk, with the lowest risk among those who consumed four servings a day. Consumption had to get up to about 10 cups a day before any bad associations were seen.

No one is suggesting you drink more coffee for your health. But drinking moderate amounts of coffee is linked to lower rates of pretty much all cardiovascular disease, contrary to what many might have heard about the dangers of coffee or caffeine. Even consumers on the very high end of the spectrum appear to have minimal, if any, ill effects.

But let’s not cherry-pick. There are outcomes outside of heart health that matter. Many believe that coffee might be associated with an increased risk of cancer. Certainly, individual studies have found that to be the case, and these are sometimes highlighted by the news media. But in the aggregate, most of these negative outcomes disappear.

A meta-analysis published in 2007 found that increasing coffee consumption by two cups a day was associated with a lower relative risk of liver cancer by more than 40 percent. Two more recent studies confirmed these findings. Results from meta-analyses looking at prostate cancerfound that in the higher-quality studies, coffee consumption was not associated with negative outcomes.

The same holds true for breast cancer, where associations were statistically not significant. It’s true that the data on lung cancer shows an increased risk for more coffee consumed, but that’s only among people who smoke. Drinking coffee may be protective in those who don’t. Regardless, the authors of that study hedge their results and warn that they should be interpreted with caution because of the confounding (and most likely overwhelming) effects of smoking.

A study looking at all cancers suggested that it might be associated with reduced overall cancer incidence and that the more you drank, the more protection was seen.

Drinking coffee is associated with better laboratory values in those at risk for liver disease. In patients who already have liver disease, it’s associated with a decreased progression to cirrhosis. In patients who already have cirrhosis, it’s associated with a lower risk of death and a lower risk of developing liver cancer. It’s associated with improved responses to antiviral therapy in patients with hepatitis C and better outcomes in patients with nonalcoholic fatty liver disease. The authors of the systematic review argue that daily coffee consumption should be encouraged in patients with chronic liver disease.

The most recent meta-analyses on neurological disorders found that coffee intake was associated with lower risks of Parkinson’s disease, lowercognitive decline and a potential protective effect against Alzheimer’s disease (but certainly no harm).

A systematic review published in 2005 found that regular coffee consumption was associated with a significantly reduced risk of developingType 2 diabetes, with the lowest relative risks (about a third reduction) seen in those who drank at least six or seven cups a day. The latest study,published in 2014, used updated data and included 28 studies and more than 1.1 million participants. Again, the more coffee you drank, the less likely you were to have diabetes. This included both caffeinated and decaffeinated coffee.

Is coffee associated with the risk of death from all causes? There have been two meta-analyses published within the last year or so. The first reviewed 20 studies, including almost a million people, and the second included 17 studies containing more than a million people. Both found that drinking coffee was associated with a significantly reduced chance of death. I can’t think of any other product that has this much positive epidemiologic evidence going for it.

I grant you that pretty much none of the research I’m citing above contains randomized controlled trials. It’s important to remember that we usually conduct those trials to see if what we are observing in epidemiologic studies holds up. Most of us aren’t drinking coffee because we think it will protect us, though. Most of us are worrying that it might be hurting us. There’s almost no evidence for that at all.

If any other modifiable risk factor had these kind of positive associations across the board, the media would be all over it. We’d be pushing it on everyone. Whole interventions would be built up around it. For far too long, though, coffee has been considered a vice, not something that might be healthy.

That may change soon. The newest scientific report for the U.S.D.A. nutritional guidelines, which I’ve discussed before, says that coffee is not only O.K. — it agrees that it might be good for you. This was the first timethe dietary guideline advisory committee reviewed the effects of coffee on health.

CONTINUE READING THE MAIN STORY393COMMENTS

There’s always a danger in going too far in the other direction. I’m not suggesting that we start serving coffee to little kids. Caffeine still has a number of effects parents might want to avoid for their children. Some people don’t like the way caffeine can make them jittery. Guidelines also suggest that pregnant women not drink more than two cups a day.

I’m also not suggesting that people start drinking coffee by the gallon. Too much of anything can be bad. Finally, while the coffee may be healthy, that’s not necessarily true of the added sugar and fat that many people put into coffee-based beverages.

But it’s way past time that we stopped viewing coffee as something we all need to cut back on. It’s a completely reasonable addition to a healthy diet, with more potential benefits seen in research than almost any other beverage we’re consuming. It’s time we started treating it as such.

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Let’s start with the end –Starbucks (by Pearl: “The Adventures of an American Academic in Paris”)

Une Tasse de Café à Paris

{nous avons cité ce Blog back in 2010}

Today, I had to fill about 45 minutes prior to a dentist’s appointment; for once, I was a bit early and he was running late, so I went around the corner to a nearby Starbuck’s to kill time with a grande drip.

See how quickly I have fallen back into “Starbuck speak”?

After I got my coffee, doctored it up, and sat with a book to read, I found myself instead watching the interplay within the shop. And I started to consider how this American cafe was different from a Paris cafe–as it obviously is–and what the geography and semantics of the shop demonstrated.

My first thought is that Starbucks (and much of modern consumer culture) owes a debt to the Romans, which it is probably unaware of. The Romans (as far as…

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#Coffee — ” Velopresso production model “

 

Conway Hall

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The UK-manufactured production model will be available for pre-order in early summer 2013. Pricing to be confirmed. All images are of the prototype.

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While we develop the Velopresso production model we like to run the prototype when we can, and where better to do that than ‘London’s renowned hub for free speech and independent thought’ – the perennial Conway Hall. We are grateful to the Conway Hall team for hosting the Velopresso prototype, and there will be the first full day of public shot-pulling on Saturday 23rd February.  If you are in central London, come by for a pedal-ground coffee between 9am and 4pm, and take in an impressive exhibition from Congo Connect at the same time.

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